Le Bayeur
Le Bayeur
D’abord ce fut les meubles
Ensuite mes affaires personnelles :
Mes cahiers, mes documents, mes habits, mes malles,
Que je sortis de la chambre avec un air humble.
Vous n’êtes plus ici
Le délai est payé et vous devez passer
Le propriétaire m’agaçait avec ses « passer ».
Tout le droit lui revenait et moi le devoir ;
Le devoir de tout quitter sans rien dire et voir,
Le devoir de m’en aller comme un oiseau saisonnier.
A votre arrivée ici
La chambre était plus propre que ça non !?
Oui, il avait sans doute raison sur ce point là.
Alors je pris soin de mettre la chambre au propre.
Et je dégageai les derniers éléments qui m’étaient propres.
Je ne sais à quel saint se vouer en ce précis moment là.
Vous devez partir
Monsieur !! Nous n’avons plus rien à nous dire.
Au dehors, le ciel était très clair, pas un seul nuage.
Et le soleil faisait sa ronde habituelle, plus dur que d’habitude.
Même lui me m’était dehors de son univers, me voilà seul.
Mes colocataires me fusillaient du regard.
Je devins un Homeless et On me laisse avec haine ;
Dans cette ambiance mordue par la loi du propriétaire.
Je ne savais plus où j’étais, ce que je faisais et ce que je devais faire.
Je détournais le regard une dernière fois.
C’est alors que je le vis avec un air très fier ;
Me tendant la main ouverte sans mot dit.
Il finit par le lâcher avec une voie de bandit :
La clé
Vous n’êtes plus ici.
ameg

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